FRANCE
1.Croissance du PIB au 4ème trimestre 2011 : +0,2%, qui contraste avec le recul dans la quasi-totalité des pays de la zone euro
2.Financement des grandes entreprises en février 2012 : trésorerie normalisée, tensions toujours fortes sur les financements
3.Salaires au 4ème trimestre 2011 : hausse de +0,3%, nettement inférieure à celle des prix
4.Emploi salarié dans le secteur marchand non agricole au 4ème trimestre 2011 : contraction après huit trimestres consécutifs d’augmentation
5.Structure des emplois en 2010 : 50% d’ouvriers et employés, 76% dans le tertiaire, 90% des salariés en CDI
6.Parts de marché à l’exportation entre 2000 et 2011: -28% au plan mondial, -19% par rapport à la moyenne de la zone euro
INTERNATIONAL
7.Cours du pétrole à la mi-février 2012 : au plus haut depuis la mi-juillet 2008 en euros

Selon la première estimation de l’INSEE, la croissance du PIB au 4ème trimestre 2011 a été, contre toute attente, légèrement positive : +0,2% (+0,9% l’an), après +0,3% au 3ème trimestre. Entre le 4ème trimestre 2010 et le 4ème trimestre 2011, la hausse a été de +1,4%, chiffre qui confirme le tassement de la croissance en cours d’année.
En termes sectoriels, les comptes font apparaître notamment un retour à la croissance de la production manufacturière en fin d’année après deux trimestres consécutifs de baisse (cokéfaction / raffinage et matériels de transport), et une accélération dans les services aux entreprises.
Cette croissance de +0,2% au 4ème trimestre 2011 recouvre une contribution fortement négative des stocks (-0,8 point) qui a plus que compensé la contribution positive du commerce extérieur (+0,7 point, la plus forte depuis le 1er trimestre 2010), résultat d’exportations restées dynamiques (portées principalement par les ventes de matériels de transport) alors que les importations ont reculé. La contribution de la demande intérieure hors stock est restée positive (+0,3 point), combinaison du ralentissement des dépenses de consommation des ménages et de l’accélération de l’investissement des entreprises.

En moyenne annuelle, la croissance 2011 aura été de +1,7% (+1,4% en 2010 et -2,6% en 2009), avec une contribution des échanges extérieurs quasiment neutre, et une contribution positive des stocks quasiment identique à celle de la demande intérieure. Cette croissance du PIB en 2011 recouvre :
- une décélération de la consommation des ménages (+0,3% après +1,3% en 2010) ;
- un redémarrage du total des investissements (+2,9%) après leur recul de 2010 (-1,4%), la réactivation concernant tous les types d’investissement (productifs, logements, publics) ;
- une décélération des échanges extérieurs.
La croissance de l’économie française au 4ème trimestre 2011 contraste avec le recul enregistré dans la zone euro : -0,3% (-1,2% l’an), après +0,1% au 3ème trimestre (+0,7% sur un an). Cette contraction affecte la quasi-totalité des autres pays membres de la zone euro. C’est le cas, en particulier, de l’Allemagne qui a enregistré une contraction de son PIB de -0,2% au 4ème trimestre. Cette baisse à la fin de l’année n’a néanmoins pas remis en cause la croissance de 3,1% pour l’ensemble de l’année 2011.



L’AFTE et Coe-Rexecode viennent de publier leur dernière enquête réalisée en février 2012 auprès des trésoriers des « grandes » entreprises (500 salariés et plus). Il en ressort que :
- la situation de trésorerie d’exploitation est jugée proche de la normale ;
- le change euro/dollar influence et influencera positivement les trésoreries ;
- le solde d’opinion concernant les marges sur les crédits bancaires poursuit son repli, mais son niveau très élevé confirme que les tensions restent fortes ;
- la recherche de financement est jugée toujours difficile, mais moins qu’en décembre et janvier ;
- les délais de paiement des clients restent tendus depuis l’été 2011 (solde d’opinion très supérieur à la moyenne 2005-2011).

Selon les résultats provisoires de la Dares, les salaires, dans les entreprises du secteur marchand non agricole de 10 salariés ou plus, se sont accrus de +0,3% en valeur au 4ème trimestre 2011 par rapport au trimestre précédent, qu’il s’agisse du salaire mensuel de base (SMB) ou du salaire horaire de base des ouvriers (SHBO).
Cette hausse des salaires de +0,3% est plus deux fois inférieure à celle de l’indice des prix à la consommation (hors tabac) (+0,8%). Le pouvoir d’achat salarial s’est ainsi contracté de 0,5% au 4ème trimestre 2011.
Sur un an, les salaires ont augmenté de +2,3%, et les prix de +2,4%. D’où une légère érosion du pouvoir d’achat salarial entre fin 2010 et fin 2011 (-0,1%, qu’il s’agisse du SMB ou du SHBO).

Selon une première estimation de l’INSEE, les effectifs salariés du secteur marchand non agricole se seraient repliés au 4ème trimestre 2011 : -31 900 postes contre +3 600 au 3ème trimestre. Ceci intervient après huit trimestres consécutifs de créations d’emploi.
Cette réduction des effectifs à la fin 2011 concerne tous les grands secteurs à l’exception du tertiaire hors intérim qui a créé 2 000 postes.

Au cours de l’année 2011, il y aura eu 108 700 emplois nouveaux, imputables aux créations d’emploi dans le commerce et les services hors intérim (+136 000) et, à un moindre degré, dans la construction (+3 300). En revanche, la réduction des effectifs s’est poursuivie dans l’industrie, mais à un rythme nettement moins important que les années précédentes (-4 600 en 2011, contre -62 300 en 2010 et -174 100 en 2009). Il faut souligner, par ailleurs, la réduction des emplois intervenue au cours de l’année dernière dans l’intérim (-26 000).
Les créations d’emploi cumulées en 2010-2011 (+238 000 postes) n’ont compensé que 45% des pertes d’emploi enregistrées en 2008-2009 (-529 000).
L’emploi salarié ne devrait pas être mieux orienté dans les prochains mois, les dernières enquêtes de conjoncture n’annonçant pas un regain d’optimisme dans les perspectives de recrutement, et ce, dans tous les secteurs.

L’INSEE vient de publier « une photographie du marché du travail en 2010 »*, qui indique qu’il y avait 28,4 millions d’actifs en 2010, dont 25,7 millions de personnes ayant un emploi et 2,7 millions au chômage (9,4% de la population active). Cette étude donne des précisions sur la répartition de l’emploi par âge, catégorie socio-professionnelle, secteur d’activité et nature de contrat de travail.
* INSEE Première n°1391 (février 2012) « Une photographie du marché du travail en 2010»
1. Répartition par âge : les 25-49 ans représentent 2/3 des actifs, mais leur part s’est réduite entre 2003 et 2010 au profit notamment des 60 ans et plus, dont la part a presque doublé.
2. Répartition par catégorie socio-professionnelle :
Trois points :
- près de 90% des personnes ayant un emploi sont des salariés ;
- 57% des salariés sont ouvriers ou employés ;
- les femmes représentent 47,5% des personnes en emploi (77% des employés, 39% des cadres).

3. Répartition par secteur d’activité : l’industrie et le bâtiment représentent 21% des emplois en France et le tertiaire en représente 75%, dont 33 % pour les seuls services marchands (hors commerce et administration publique).

4. Répartition par nature de contrat de travail : 87% des salariés sont en CDI, proportion quasiment égale chez les hommes et chez les femmes.

Deux remarques :
- Dispersion par catégorie socio-professionnelle : 93% des cadres sont en CDI, et 82% des ouvriers ;
- Dispersion par tranche d’âge : 50% des 15-24 ans sont en CDI, près de 90% des 25-49 ans et 94% des 50 ans et plus. S’agissant des 15-24 ans, la part des CDI relativement faible par rapport aux autres tranches d’âge s’explique par la situation particulière des jeunes à l’entrée sur le marché du travail (contrat d’apprentissage, intérim et CDD comme voies d’insertion privilégiées dans la vie professionnelle).

Le recul du poids relatif des exportations d’un pays dans le commerce mondial n’est pas une anomalie en soi dans un monde où émergent de nouveaux acteurs de l’importance de la Chine ou de l’Inde. Entre 2000 et 2011, la part de la France dans les exportations mondiales s’est réduite de 4,7% (4ème rang) à 3,4% (5ème rang), soit un recul de quelque 28%.
Il reste que ce recul est nettement plus marqué que pour les autres pays de la zone euro (-2,8% en Allemagne, -4,4% aux Pays-Bas, -19,9% en Italie).
Beaucoup plus préoccupant est le recul de la France dans les exportations de la zone euro, que rien ne justifie, a priori. L’ensemble des exportateurs de la zone euro sont en effet soumis aux mêmes contraintes commerciales et de change. Or, la part des exportations françaises dans celles de la zone euro (marchés intra et extra-zone) est tombé à un nouveau point bas, de 15,6% en 2000 à 12,7% en 2011. Dans le même temps, l’Allemagne a vu sa part s’accroître de trois points, de 28,6% à 31,6%.

La France perd du terrain, et de façon substantielle, par rapport à l’Allemagne : nos exportations ne représentent plus que 40% des exportations allemandes, contre 55% en 2000, soit une baisse de 26% en 11 ans. Mais ceci est également vrai avec d’autres pays de la zone euro, comme l’Espagne, les Pays-Bas ou l’Italie.


Ce recul des parts de marché de la France à l’exportation, tant au plan mondial qu’au plan européen, confirme l’insuffisance structurelle d’une offre industrielle compétitive en France.

A l’instar des autres produits de base, le prix du pétrole poursuit sa hausse, à 118 dollars le baril de Brent.
Il a dépassé 90 euros le baril le 15 février 2012, niveau le plus haut depuis la mi-juillet 2008.
Cette hausse se poursuit alors que la production mondiale est à un niveau record (plus de 90 millions de barils/jour), et que la consommation américaine diminue. La combinaison de ces deux facteurs devrait conduire à une détente des cours.
Ce n’est pas le cas, preuve d’une demande mondiale soutenue à laquelle l’offre peine à répondre. En particulier, si la production d’Arabie Saoudite (11% de la production mondiale) continue d’augmenter, ses marges de manœuvre sont de plus en plus limitées. Toute tension dans un pays producteur ne manquerait pas de conduire à une flambée des prix.
- La hausse actuelle, sans doute accentuée ces dernières semaines par la vague de froid en Europe, va peser sur le pouvoir d’achat des ménages européens, mais plus encore des ménages américains, plus sensibles à la hausse des cours, du fait que les prix des produits pétroliers au stade final sont moins taxés. Elle pèse tout autant sur les coûts de production des entreprises dans plusieurs secteurs (industrie, transport, …).
- Une poursuite de cette hausse risque d’enrayer la reprise américaine en cours qui a besoin d’être consolidée, et de différer encore la reprise attendue en Europe.
MEDEF Actu-Eco de la semaine du 13 au 17 février 2012
FRANCE
1.Croissance du PIB au 4ème trimestre 2011 : +0,2%, qui contraste avec le recul dans la quasi-totalité des pays de la zone euro
2.Financement des grandes entreprises en février 2012 : trésorerie normalisée, tensions toujours fortes sur les financements
3.Salaires au 4ème trimestre 2011 : hausse de +0,3%, nettement inférieure à celle des prix
4.Emploi salarié dans le secteur marchand non agricole au 4ème trimestre 2011 : contraction après huit trimestres consécutifs d’augmentation
5.Structure des emplois en 2010 : 50% d’ouvriers et employés, 76% dans le tertiaire, 90% des salariés en CDI
6.Parts de marché à l’exportation entre 2000 et 2011: -28% au plan mondial, -19% par rapport à la moyenne de la zone euro
INTERNATIONAL
7.Cours du pétrole à la mi-février 2012 : au plus haut depuis la mi-juillet 2008 en euros
Selon la première estimation de l’INSEE, la croissance du PIB au 4ème trimestre 2011 a été, contre toute attente, légèrement positive : +0,2% (+0,9% l’an), après +0,3% au 3ème trimestre. Entre le 4ème trimestre 2010 et le 4ème trimestre 2011, la hausse a été de +1,4%, chiffre qui confirme le tassement de la croissance en cours d’année.
En termes sectoriels, les comptes font apparaître notamment un retour à la croissance de la production manufacturière en fin d’année après deux trimestres consécutifs de baisse (cokéfaction / raffinage et matériels de transport), et une accélération dans les services aux entreprises.
Cette croissance de +0,2% au 4ème trimestre 2011 recouvre une contribution fortement négative des stocks (-0,8 point) qui a plus que compensé la contribution positive du commerce extérieur (+0,7 point, la plus forte depuis le 1er trimestre 2010), résultat d’exportations restées dynamiques (portées principalement par les ventes de matériels de transport) alors que les importations ont reculé. La contribution de la demande intérieure hors stock est restée positive (+0,3 point), combinaison du ralentissement des dépenses de consommation des ménages et de l’accélération de l’investissement des entreprises.
En moyenne annuelle, la croissance 2011 aura été de +1,7% (+1,4% en 2010 et -2,6% en 2009), avec une contribution des échanges extérieurs quasiment neutre, et une contribution positive des stocks quasiment identique à celle de la demande intérieure. Cette croissance du PIB en 2011 recouvre :
La croissance de l’économie française au 4ème trimestre 2011 contraste avec le recul enregistré dans la zone euro : -0,3% (-1,2% l’an), après +0,1% au 3ème trimestre (+0,7% sur un an). Cette contraction affecte la quasi-totalité des autres pays membres de la zone euro. C’est le cas, en particulier, de l’Allemagne qui a enregistré une contraction de son PIB de -0,2% au 4ème trimestre. Cette baisse à la fin de l’année n’a néanmoins pas remis en cause la croissance de 3,1% pour l’ensemble de l’année 2011.
L’AFTE et Coe-Rexecode viennent de publier leur dernière enquête réalisée en février 2012 auprès des trésoriers des « grandes » entreprises (500 salariés et plus). Il en ressort que :
Selon les résultats provisoires de la Dares, les salaires, dans les entreprises du secteur marchand non agricole de 10 salariés ou plus, se sont accrus de +0,3% en valeur au 4ème trimestre 2011 par rapport au trimestre précédent, qu’il s’agisse du salaire mensuel de base (SMB) ou du salaire horaire de base des ouvriers (SHBO).
Cette hausse des salaires de +0,3% est plus deux fois inférieure à celle de l’indice des prix à la consommation (hors tabac) (+0,8%). Le pouvoir d’achat salarial s’est ainsi contracté de 0,5% au 4ème trimestre 2011.
Sur un an, les salaires ont augmenté de +2,3%, et les prix de +2,4%. D’où une légère érosion du pouvoir d’achat salarial entre fin 2010 et fin 2011 (-0,1%, qu’il s’agisse du SMB ou du SHBO).
Selon une première estimation de l’INSEE, les effectifs salariés du secteur marchand non agricole se seraient repliés au 4ème trimestre 2011 : -31 900 postes contre +3 600 au 3ème trimestre. Ceci intervient après huit trimestres consécutifs de créations d’emploi.
Cette réduction des effectifs à la fin 2011 concerne tous les grands secteurs à l’exception du tertiaire hors intérim qui a créé 2 000 postes.
Au cours de l’année 2011, il y aura eu 108 700 emplois nouveaux, imputables aux créations d’emploi dans le commerce et les services hors intérim (+136 000) et, à un moindre degré, dans la construction (+3 300). En revanche, la réduction des effectifs s’est poursuivie dans l’industrie, mais à un rythme nettement moins important que les années précédentes (-4 600 en 2011, contre -62 300 en 2010 et -174 100 en 2009). Il faut souligner, par ailleurs, la réduction des emplois intervenue au cours de l’année dernière dans l’intérim (-26 000).
Les créations d’emploi cumulées en 2010-2011 (+238 000 postes) n’ont compensé que 45% des pertes d’emploi enregistrées en 2008-2009 (-529 000).
L’emploi salarié ne devrait pas être mieux orienté dans les prochains mois, les dernières enquêtes de conjoncture n’annonçant pas un regain d’optimisme dans les perspectives de recrutement, et ce, dans tous les secteurs.
L’INSEE vient de publier « une photographie du marché du travail en 2010 »*, qui indique qu’il y avait 28,4 millions d’actifs en 2010, dont 25,7 millions de personnes ayant un emploi et 2,7 millions au chômage (9,4% de la population active). Cette étude donne des précisions sur la répartition de l’emploi par âge, catégorie socio-professionnelle, secteur d’activité et nature de contrat de travail.
* INSEE Première n°1391 (février 2012) « Une photographie du marché du travail en 2010»
1. Répartition par âge : les 25-49 ans représentent 2/3 des actifs, mais leur part s’est réduite entre 2003 et 2010 au profit notamment des 60 ans et plus, dont la part a presque doublé.
2. Répartition par catégorie socio-professionnelle :
Trois points :
3. Répartition par secteur d’activité : l’industrie et le bâtiment représentent 21% des emplois en France et le tertiaire en représente 75%, dont 33 % pour les seuls services marchands (hors commerce et administration publique).
4. Répartition par nature de contrat de travail : 87% des salariés sont en CDI, proportion quasiment égale chez les hommes et chez les femmes.
Deux remarques :
Le recul du poids relatif des exportations d’un pays dans le commerce mondial n’est pas une anomalie en soi dans un monde où émergent de nouveaux acteurs de l’importance de la Chine ou de l’Inde. Entre 2000 et 2011, la part de la France dans les exportations mondiales s’est réduite de 4,7% (4ème rang) à 3,4% (5ème rang), soit un recul de quelque 28%.
Il reste que ce recul est nettement plus marqué que pour les autres pays de la zone euro (-2,8% en Allemagne, -4,4% aux Pays-Bas, -19,9% en Italie).
Beaucoup plus préoccupant est le recul de la France dans les exportations de la zone euro, que rien ne justifie, a priori. L’ensemble des exportateurs de la zone euro sont en effet soumis aux mêmes contraintes commerciales et de change. Or, la part des exportations françaises dans celles de la zone euro (marchés intra et extra-zone) est tombé à un nouveau point bas, de 15,6% en 2000 à 12,7% en 2011. Dans le même temps, l’Allemagne a vu sa part s’accroître de trois points, de 28,6% à 31,6%.
La France perd du terrain, et de façon substantielle, par rapport à l’Allemagne : nos exportations ne représentent plus que 40% des exportations allemandes, contre 55% en 2000, soit une baisse de 26% en 11 ans. Mais ceci est également vrai avec d’autres pays de la zone euro, comme l’Espagne, les Pays-Bas ou l’Italie.
Ce recul des parts de marché de la France à l’exportation, tant au plan mondial qu’au plan européen, confirme l’insuffisance structurelle d’une offre industrielle compétitive en France.
A l’instar des autres produits de base, le prix du pétrole poursuit sa hausse, à 118 dollars le baril de Brent.
Il a dépassé 90 euros le baril le 15 février 2012, niveau le plus haut depuis la mi-juillet 2008.
Cette hausse se poursuit alors que la production mondiale est à un niveau record (plus de 90 millions de barils/jour), et que la consommation américaine diminue. La combinaison de ces deux facteurs devrait conduire à une détente des cours.
Ce n’est pas le cas, preuve d’une demande mondiale soutenue à laquelle l’offre peine à répondre. En particulier, si la production d’Arabie Saoudite (11% de la production mondiale) continue d’augmenter, ses marges de manœuvre sont de plus en plus limitées. Toute tension dans un pays producteur ne manquerait pas de conduire à une flambée des prix.