Laurence Parisot dans LES ECHOS : « entre discipline budgétaire ou investissement, il ne faut pas choisir. Nous avons besoin des deux » Dans une interview aux ECHOS (page 1-3), la présidente du Mouvement des Entreprises de France appelle à une politique de croissance européenne fondée sur l’investissement. « Il faut une discipline budgétaire et faire des réformes de structure pour le long terme, sur le marché du travail notamment », affirme Laurence Parisot. Mais « il faut aussi se demander comment créer un choc de confiance qui serait un choc de croissance sans aggraver le déficit ». Ainsi, « l’Europe doit avoir une ambition d’investissement », explique la présidente du Medef. « Pourquoi ne pas engager une révision générale des politiques européennes, et décider d’axes prioritaires d’infrastructures qui seraient financés par des partenariats publics-privés ou par ‘projects bonds’ ? » Surtout, « nous souhaitons que l’Europe ait une doctrine claire et assumée en matière de compétitivité, que la coordination soit meilleure entre la politique monétaire, les politiques budgétaires et une politique d’investissement qui pourrait être décidée au niveau communautaire ; que la BCE fasse en sorte que l’euro ne soit pas si haut face au dollar (…) ; qu’enfin l’Allemagne (…) ait une approche plus coopérative et une politique davantage axée sur la demande », précise Laurence Parisot. « Entre discipline budgétaire ou investissement, il ne faut pas choisir. Nous avons besoin des deux », résume-t-elle.
Alors que François Hollande vient d’être élu président de la République, Laurence Parisot « souhaite qu’un travail constructif soit mené» avec le nouveau gouvernement. Le Medef, rappelle-telle, « a le sens du dialogue, du compromis (…). Les entreprises ne sont ni à droite ni à gauche. La solution à la crise passe par elles, par leur compétitivité et par le dialogue social : il nous faudra travailler de la manière la plus étroite possible avec le gouvernement ». Car « nous sommes tous, gouvernement, syndicats, patronat, dans le même bateau ». Cela étant, « il y a des sujets, en matière de prélèvements obligatoires en particulier, sur lesquels nous ne pouvons pas céder », souligne la présidente du Medef et ce, « quelle que soit la couleur politique du gouvernement. J’ai dit non à la prime contre dividende de Nicolas Sarkozy, comme avant pour d’autres raisons au CPE de Dominique de Villepin ». « Nous ne sommes pas partisans, mais nous avons un programme économique clair », insiste-t-elle.
Ainsi, Laurence Parisot met-elle en garde contre « une dynamique du Smic déconnectée des gains de productivité » qui « aboutirait à des pertes de compétitivité et aurait des effets négatifs sur l’emploi ». Or, fait-elle observer, « le coût du travail en France est le plus élevé d’Europe après la Belgique, avec un taux de charges sociales à plus de 50 % l’an dernier, contre 27,7 % en Allemagne ».
S’agissant de la réforme des retraites, « tout retour en arrière risquera d’être préjudiciable à notre crédibilité », avertit la présidente du Medef qui juge « souhaitable de réfléchir dès l’année prochaine à l’étape suivante : la préparation d’une grande réforme en 2013 pour garantir l’avenir des retraites ».
Invitée également ce matin de RMC/BFMTV, Laurence Parisot rappelle la priorité du Medef : « ce qui est fondamental pour les PME, c’est qu’il n’y ait aucune augmentation des prélèvements obligatoires qui pourraient reposer sur elles, c’est-à-dire pas d’augmentation de la fiscalité, pas d’augmentation des charges ». Or, « la disparition du barème de la CVAE équivaudrait à une augmentation des impôts pour les PME. Il faut absolument envisager de reconsidérer cette mesure ».
L’opticien Krys empêché de relocaliser sur son site des Yvelines Alors que l’opticien Krys souhaite relocaliser à Bazainville une partie de sa production basée jusqu’ici en Thaïlande, créant ainsi 30 emplois, il voit ses plans contrariés par des élus hostiles et désireux de sauvegarder le cadre de vie. Huit élus du conseil municipal sur 15 ont ainsi voté contre la révision du plan d’occupation des sols, condition préalable à l’agrandissement du site (300 salariés), alors que le maire, Patrick Jaffry, y est favorable. LES ECHOS page 18, LE FIGARO et LE PARISIEN du 10 mai.
Pôle emploi : plus de 1,6 million d’embauches prévues en 2012 Les entreprises prévoient d’embaucher un peu plus en 2012 que l’an dernier mais invoquent des difficultés croissantes pour trouver la perle rare, des aides à domicile aux cuisiniers en passant par les cadres informatiques, indique une enquête annuelle de Pôle emploi.
L’enquête « Besoins en main d’œuvre 2012 » fait état de 1 608 700 projets de recrutements dans l’année, en hausse de 4,3 % par rapport à 2011 (+ 1,1 % en 2011), dans les 27 régions de métropole et d’Outre-mer. Selon cette étude annuelle, 17,7 % des entreprises envisagent d’embaucher en 2012, contre 18 % en 2011 et 19,7 % en 2010. Au total, 415 800 employeurs pourraient recruter en 2012, contre 428 400 en 2011. Parmi les secteurs les plus dynamiques, l’agriculture et l’industrie agro-alimentaire sont en tête avec une propension à recruter de 20,2 %, devant les services (19 %), l’industrie manufacturière (18,4 %), la construction (15,5 %) et le commerce (14,1 %). Au total, les activités de services concentrent 65 % des besoins de recrutement. Comme en 2011, c’est l’hôtellerie-restauration, avec 14 % des projets (+ 1 point), qui constitue le premier vivier de recrutements. LE FIGARO page 19.
Nationale
Dans une interview aux ECHOS (page 1-3), la présidente du Mouvement des Entreprises de France appelle à une politique de croissance européenne fondée sur l’investissement. « Il faut une discipline budgétaire et faire des réformes de structure pour le long terme, sur le marché du travail notamment », affirme Laurence Parisot. Mais « il faut aussi se demander comment créer un choc de confiance qui serait un choc de croissance sans aggraver le déficit ». Ainsi, « l’Europe doit avoir une ambition d’investissement », explique la présidente du Medef. « Pourquoi ne pas engager une révision générale des politiques européennes, et décider d’axes prioritaires d’infrastructures qui seraient financés par des partenariats publics-privés ou par ‘projects bonds’ ? » Surtout, « nous souhaitons que l’Europe ait une doctrine claire et assumée en matière de compétitivité, que la coordination soit meilleure entre la politique monétaire, les politiques budgétaires et une politique d’investissement qui pourrait être décidée au niveau communautaire ; que la BCE fasse en sorte que l’euro ne soit pas si haut face au dollar (…) ; qu’enfin l’Allemagne (…) ait une approche plus coopérative et une politique davantage axée sur la demande », précise Laurence Parisot. « Entre discipline budgétaire ou investissement, il ne faut pas choisir. Nous avons besoin des deux », résume-t-elle.
Alors que François Hollande vient d’être élu président de la République, Laurence Parisot « souhaite qu’un travail constructif soit mené » avec le nouveau gouvernement. Le Medef, rappelle-telle, « a le sens du dialogue, du compromis (…). Les entreprises ne sont ni à droite ni à gauche. La solution à la crise passe par elles, par leur compétitivité et par le dialogue social : il nous faudra travailler de la manière la plus étroite possible avec le gouvernement ». Car « nous sommes tous, gouvernement, syndicats, patronat, dans le même bateau ». Cela étant, « il y a des sujets, en matière de prélèvements obligatoires en particulier, sur lesquels nous ne pouvons pas céder », souligne la présidente du Medef et ce, « quelle que soit la couleur politique du gouvernement. J’ai dit non à la prime contre dividende de Nicolas Sarkozy, comme avant pour d’autres raisons au CPE de Dominique de Villepin ». « Nous ne sommes pas partisans, mais nous avons un programme économique clair », insiste-t-elle.
Ainsi, Laurence Parisot met-elle en garde contre « une dynamique du Smic déconnectée des gains de productivité » qui « aboutirait à des pertes de compétitivité et aurait des effets négatifs sur l’emploi ». Or, fait-elle observer, « le coût du travail en France est le plus élevé d’Europe après la Belgique, avec un taux de charges sociales à plus de 50 % l’an dernier, contre 27,7 % en Allemagne ».
S’agissant de la réforme des retraites, « tout retour en arrière risquera d’être préjudiciable à notre crédibilité », avertit la présidente du Medef qui juge « souhaitable de réfléchir dès l’année prochaine à l’étape suivante : la préparation d’une grande réforme en 2013 pour garantir l’avenir des retraites ».
Invitée également ce matin de RMC/BFM TV, Laurence Parisot rappelle la priorité du Medef : « ce qui est fondamental pour les PME, c’est qu’il n’y ait aucune augmentation des prélèvements obligatoires qui pourraient reposer sur elles, c’est-à-dire pas d’augmentation de la fiscalité, pas d’augmentation des charges ». Or, « la disparition du barème de la CVAE équivaudrait à une augmentation des impôts pour les PME. Il faut absolument envisager de reconsidérer cette mesure ».
L’opticien Krys empêché de relocaliser sur son site des Yvelines
Alors que l’opticien Krys souhaite relocaliser à Bazainville une partie de sa production basée jusqu’ici en Thaïlande, créant ainsi 30 emplois, il voit ses plans contrariés par des élus hostiles et désireux de sauvegarder le cadre de vie. Huit élus du conseil municipal sur 15 ont ainsi voté contre la révision du plan d’occupation des sols, condition préalable à l’agrandissement du site (300 salariés), alors que le maire, Patrick Jaffry, y est favorable. LES ECHOS page 18, LE FIGARO et LE PARISIEN du 10 mai.
Pôle emploi : plus de 1,6 million d’embauches prévues en 2012
Les entreprises prévoient d’embaucher un peu plus en 2012 que l’an dernier mais invoquent des difficultés croissantes pour trouver la perle rare, des aides à domicile aux cuisiniers en passant par les cadres informatiques, indique une enquête annuelle de Pôle emploi.
L’enquête « Besoins en main d’œuvre 2012 » fait état de 1 608 700 projets de recrutements dans l’année, en hausse de 4,3 % par rapport à 2011 (+ 1,1 % en 2011), dans les 27 régions de métropole et d’Outre-mer. Selon cette étude annuelle, 17,7 % des entreprises envisagent d’embaucher en 2012, contre 18 % en 2011 et 19,7 % en 2010. Au total, 415 800 employeurs pourraient recruter en 2012, contre 428 400 en 2011. Parmi les secteurs les plus dynamiques, l’agriculture et l’industrie agro-alimentaire sont en tête avec une propension à recruter de 20,2 %, devant les services (19 %), l’industrie manufacturière (18,4 %), la construction (15,5 %) et le commerce (14,1 %). Au total, les activités de services concentrent 65 % des besoins de recrutement. Comme en 2011, c’est l’hôtellerie-restauration, avec 14 % des projets (+ 1 point), qui constitue le premier vivier de recrutements. LE FIGARO page 19.