Nationale

16 février 2012

Retraite : Bruxelles présente un livre blanc
La Commission européenne présente aujourd’hui un livre blanc avec des pistes pour réformer les retraites. Intitulé « Agenda pour des pensions adéquates, sûres et soutenables », ce document envisage d’intégrer les fonds de pension privés dans la réglementation européenne pour assurer leur viabilité et leur surveillance, et encourage leur développement. Il préconise également la portabilité des pensions d’un pays à l’autre à travers une législation adéquate et en créant un service consacré à la reconstitution complète des carrières et des cotisations de retraites à travers l’Europe.
Ouvrant d’autres pistes, comme l’adaptation du poste de travail en fonction de l’âge, il propose plus généralement l’alignement de l’évolution de l’âge des retraites sur l’évolution de l’espérance de vie, notamment en réduisant les possibilités de départ en pré-retraite et en comblant le fossé entre l’âge de départ à la retraite des hommes et des femmes. La Commission européenne souligne que les pays qui ont le taux d’emploi des seniors le plus élevé sont également ceux où le taux d’emploi des jeunes est le plus élevé.
Elle rappelle que le nombre d’actifs ne cesse de se réduire par rapport au nombre d’inactifs et que d’ici 2060, l’espérance de vie pourrait augmenter de 7 ans en Europe. Actuellement, la proportion d’actifs dans la tranche d’âge 55-64 ans est extrêmement variable d’un pays européen à l’autre, allant de 30,2% à Malte à 70,5% en Suède. Elle est de 39,7% en France et 57,7% en Allemagne. LES ECHOS page 8

Insee : 1,7 % de croissance en 2011, 0,2 % au quatrième trimestre
La croissance de l’économie française a atteint 1,7% en 2011 après un quatrième trimestre positif à 0,2%, a annoncé mercredi l’Insee.
« L’économie française a connu une croissance de +1,7% en 2011 et +0,2% au dernier trimestre, ce qui est mieux que la zone euro (-0,3%), que l’Allemagne qui au 4ème trimestre fait -0,2% et mieux que l’Italie, qui fait -0,7%, et sur l’ensemble de 2011, c’est mieux que la zone euro qui fait +1,5% mais c’est évidemment moins bien que l’Allemagne qui a connu une croissance de 3% », a souligné François Fillon lors de la séance des questions à l’Assemblée.
Pour le Premier ministre, ce dernier différentiel avec l’Allemagne « justifie pleinement les réformes que nous avons engagées », comme celle de la TVA sociale. LE FIGARO page 20, LES ECHOS page 4
« Réconcilier la finance et la société ».
Dans le cadre d’un colloque organisé aujourd’hui par le Cercle des économistes à Paris sur « La fin de la dictature des marchés », Patrick Artus et jean-Hervé Lorenzi appellent dans une tribune publiée par LES ECHOS (page 19) à une réconciliation entre la finance et la société.
Certes, « les opinions peuvent légitimement reprocher aux banques et à la finance le déclenchement de cette crise et ses conséquences sur les économies », toutefois, rappellent les économistes, « le coût pour les finances publiques et le contribuable de la crise des ‘susprimes’ n’apparait pas pour tous les pays : il n’y a pas de coût pour l’Etat de cette crise en France ou en Italie, par exemple ». Surtout, « il faut aussi que les banques et la finance puissent jouer leur rôle », font observer Patrick Artus et jean-Hervé Lorenzi. Pour eux, « Le problème central est que les épargnants de base souhaitent avoir une épargne surtout liquide et sans risque, tandis que le financement de l’économie se fait essentiellement à long terme et implique la prise de risque de faillite de l’emprunteur ». C’est pourquoi, « la réglementation doit veiller à ce qu’il existe des instruments de couverture de ces risques ». Mais « la réforme de de la finance pour la mettre au service de l’économie ne peut pas être une réforme simpliste où il y aurait, d’un côté, les bonnes activités de crédit non risquées, et ,de l’autre, les mauvaises activités risquées, et il faut expliquer aux opinions ce rôle fondamental de transformation de la nature de l’épargne que doivent jouer la finance et les banques pour être des acteurs de l’économie réelle ».